Il y a un mois, j'avais rencontré Camille Ayglon, arrière droite de cette équipe de France qui nous avait donné rendez-vous en Chine. Nous y serons. Nous espérons de tout coeur qu'elle fera partie des 14 joueuses qu'Olivier Krumbholz , l'entraineur, sélectionnera pour les Jeux. Au vu de ce week-end, ça devrait être le cas.
Dans le match auquel j'ai assisté, le plus intéressant du week-end, entre la Corée et la France, il y a parfois eu des odeurs de grandes compétitions, notamment dans le "money-time", ces secondes magiques en fin de partie où un match peut basculer d'un côté ou de l'autre. 25 partout, temps mort à 1 minute quarante de la fin. Imaginons le même match en finale des Jeux! Imaginons Véronique Rolland-Pecqueux, Isabelle Wendling, Valérie Nicolas, championnes du monde en 2003, près de 850 sélections en équipe de France à elles trois, gagnant enfin l'or olympique et passant le relais à une jeune génération prometteuse, dont Camille Ayglon! Imaginons par la même occasion notre petite équipe entonnant à tue-tête une Marseillaise bien nommée! Whaou!
Une autre fiction, bien réelle celle-là, a vu le tournage d'une nouvelle scène jeudi dernier. Scène difficile comme annoncée, parce qu'avec pas mal de texte. Malgré deux groupes d'IDD (langage pédagogique abscons que seuls les initiés comprendront) en tournage simultané, j'ai pu entr'apercevoir quelques belles émotions.
Jade, la fille de Barnabé, écrit son journal intime dans le réfectoire du pensionnat où elle reproche à son père de l'avoir abandonnée.
Fiona, dans le rôle de Jade, a improvisé une cascade non scénarisée qui a fait pleurer de rire ses camarades et qui lui a permis d'utiliser sa douleur pour créer une émotion sans l'artifice d'un oignon coupé ou de liquide physiologique. Une scène qui fera assurément le succés d'un bêtisier futur!